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I. L'ADRESSE INTERNET
L'adresse IP (Internet Protocol)
est l'adresse Internet d'un ordinateur. Elle est composée de quatre nombres, par exemple,
194.23.158.125, qui identifient de façon précise une machine
sur le réseau. Ces chiffres sont remplacés par les noms
attribués à chacun des noms de domaines enregistrés
de manière à rendre l'adresse plus facilement mémorisable.
Il pourrait s'agir de l'adresse suivante : www.societe.com
II. L'HEBERGEMENT
1) Définition de l'hébergement
Lorsqu'un utilisateur visite votre site web, il tape votre
adresse, attend que la page se charge, et se
retrouve sur celui-ci.
En fait, il s'est connecté à un ordinateur, un serveur
allumé
24h sur 24, et consulte le disque dur de cet ordinateur. Il est chez
votre hébergeur, sauf si vous avez un serveur (mais c'est une
autre histoire).
L'hébergement représente un métier.
Il occupe trop d'importance dans la vie de votre site pour le négliger.
2)
Les services de l'hébergeur
Les services
de votre hébergeur doivent être
la fiabilité et la tranquillité.
La fiabilité comprend une bande passante (c'est-à-dire
une quantité d'informations que peut véhiculer un canal
particulier, son unité de mesure est le bit/seconde) raisonnable
et continue, ainsi qu'un accès à votre site sans aucune
coupure, y compris les mails.
La tranquillité inclut une disponibilité d'écoute
et d'action pour gérer les problèmes et les questions de
sécurité, de surveillance du trafic, techniques etc.
3)
Coût de l'hébergement
Le prix est
très aléatoire et varie suivant
les besoins.
Il faut compter 200 € HT par an pour un petit site de quelques page.
Se rajoutent le coût des statistiques (un rapport hebdomadaire
détaillé
des visites d'un site qui constitue un outil de travail primordial ;
se reporter au «référencement».) et celui des
bases de données (voir la partie «conception»).
III. LA CONCEPTION
1) Problèmes ergonomiques
des sites Internet
On
considère souvent que la navigation dans un hypermédia
(Système dont le choix du type d'information consultée
se fait selon un mode hypertexte, les informations étant du texte,
des images, du son, de la vidéo
) est adaptée à
l'utilisateur dans la mesure où il est «libre» de
naviguer comme il le souhaite.
En réalité, le lecteur a la liberté
de choisir le chemin que le concepteur a décidé de créer
et il n'est pas rare que l'utilisateur se perde dans un site Web par
rapport
à ses buts et à la façon de les atteindre : l'utilisateur
peut se perdre à la fois dans la localisation des données
et dans leur traitement.
a) La localisation des données :
Le lecteur
ne sait plus où il est, il ne sait pas
comment accéder à quelque chose qu'il croit pouvoir trouver,
ni ne sait s'il reste, dans le système, des documents pertinents
pour sa recherche.
b) Le traitement des données :
L'utilisateur
a oublié ce qu'il a consulté
auparavant, il ne peut pas se représenter une vue d'ensemble ou
un résumé cohérent de ce qu'il a déjà
vu.
2) La navigation
Dans le processus de lecture de
page Web, le lecteur perçoit
la page courante (celle qui est affichée) puis désigne
l'une des zones sensibles de la page, ce qui provoque l'affichage d'une
autre page. Entre la perception et la désignation, un processus
complexe de décision composé de trois phases est développé
par le lecteur :
- Une phase d'intelligence : compréhension
de la situation et formulation du problème.
- Une phase de conception : recherche de plans d'actions possibles.
- Une phase de sélection : choix parmi les plans d'actions
Le
lecteur choisit donc, au cours d'une phase essentielle de sélection,
l'une des zones sensibles satisfaisantes. Si, en phase de sélection,
aucune zone n'est jugée satisfaisante,
le lecteur va juger que la finalité qu'il poursuit ne pourra être
atteinte et revoir ses objectifs. (il va quitter votre site)
Le processus
de lecture indique que, pour naviguer sur le Web, l'utilisateur a besoin
de pouvoir :
1) se représenter une sorte de plan du site,
c'est a dire avoir une idée de ce qu'il pourra trouver dans le
site pour élaborer des plans d'action possibles.
2) imaginer,
lors du processus de décision,
le contenu des pages auxquels sont rattachés ces liens
3) revenir
facilement en arrière ou au centre
du site pour pouvoir choisir un autre chemin parmi tous les chemins possibles.
L'utilisateur
arrive donc sur votre site avec un il
neuf, le tout est donc de le prendre par la main et de l'amener à
ce qu'il a désirer en venant chez vous.
IV. L'UTILISATEUR
Un utilisateur, en ergonomie des
logiciels, est une personne amenée dans son environnement de travail ou familial, à
se servir d'applications informatiques diverses.
Sur Internet, chaque
utilisateur est différent,
en ce sens qu'il a sa propre configuration (type d'ordinateur, de logiciel
et de connexion, la connexion étant l'opération qui consiste
à relier un ordinateur à un réseau). Il existe donc
autant de façons de voir votre site qu'il y a d'utilisateurs.
S'il n'est pas tenu compte de ce problème, votre site ne sera
visible que par vous, alors même qu'il est le plus beau !
1) Les navigateurs
Ces navigateurs sont divers et
ont chacun leur façon
de lire les sites. Ils se présentent sous de nombreuses versions,
tous les utilisateurs ne possédant pas la dernière version
et chaque version ayant sa propre lecture.
2) Les résolutions
Les résolutions sont relatives à la taille
de l'écran d'un utilisateur.
La résolution minimale d'un écran voit un site avec une
loupe, la résolution maximale avec une jumelle. Il faut donc être
compréhensible par tous.
3) Les connexions
Il existe plusieurs sortes de connexions
: le câble
et l'ADSL (un gros débit, donc une rapidité de chargement
et de lisibilité), le Numéris (un modem à haut débit)
et le modem (avec un débit qui peut extrêmement bas).
Beaucoup
d'autres critères sont à prendre
en compte. Il s'agit notamment des typographies de style et de taille
différentes, des liens, des fenêtres des navigateurs.
V. Le paiement électronique par carte bancaire
1) Le protocole SSL
La plupart des systèmes
existants repose sur le protocole SSL (Secure Socket Layer), protocole
de chiffrement assurant une transmission sécurisée des
informations entre le navigateur du client et le serveur du site Web.
Ce protocole fut développé à lorigine
par Netscape pour la confidentialité des services de son navigateur
Navigator (cest également aujourdhui le standard de
Internet Explorer de Microsoft).
Ces systèmes sont peu coûteux, faciles à
utiliser et relativement sûrs.
2) Fonctionnement
Basés sur les principes du protocole SSL, la plupart
des solutions existantes (déjà plus dune dizaine
en France) reproduisent le principe du terminal de paiement des réseaux
de cartes bancaires. Dans ces modes de paiement sécurisés,
organisés initialement pour lInternet, le cyber-commerçant
prend la commande du client. Il crypte ensuite les informations bancaires
que lui a transmises son client, les vérifie et obtient une autorisation
du système de paiement bancaire pour valider la transaction (ce
qui se faisait autrefois par téléphone et quassurent
aujourdhui automatiquement les terminaux de cartes bancaires chez
les commerçants).
Au moment du paiement, le cyber-commerçant passe
donc la main au système de paiement intégré (le TPE,
Terminal de Paiement Electronique). Idéalement, le commerce électronique
doit permettre que ces opérations soient effectuées automatiquement
en ligne.
3) Procédure
a) La banque
Choix d'un organisme bancaire (Société
générale, BNP, CIC, etc.) en s'assurant du montant de
la commission bancaire sur les ventes à distance qui s'élève,
en moyenne, à 1% (le prix n'est pas forfaitaire) ;
Souscription
d'un contrat VAD/VPC (vente à
distance / vente par correspondance) auprès de la banque.
Par
ce contrat VAD/VPC, le client se voit attribuer un numéro commerçant et un numéro de machine lesquels
permettent la mise en place du paiement électronique.
Nota : La
souscription dudit contrat constitue l'unique démarche à effectuer auprès
de la banque.
b) Le TPE virtuel
Le TPE (Terminal de
Paiement Electronique) virtuel ne sera pas focément fourni par la banque elle-même.
Il est, en effet, conseillé de faire appel à une solution
interbancaire : Le commerçant reste dans sa banque habituelle
ou bien fait jouer la concurrence. Parfaitement compatible avec les contrats
de VAD proposés par toutes les banques. Le changement de banque
est gratuit.
c) Coûts :
- Mise en service : 380 € HT,
- Abonnement mensuel : 21 € HT (Cet abonnement couvre un forfait
des 100 premières opérations ; ajustement unitaire à 0,06
€ HT par opération complémentaire)
VI. LE REFERENCEMENT
1) L'importance du référencement
Le
référencement est une partie importante
de la promotion d'un site Web.
Un site sera pleinement rentable dans la mesure où il sera consulté
et donc parfaitement repérable dans la multitude des ressources
disponibles sur Internet. Ces ressources sont indexées sur des
outils de recherche généraux et spécialisés.
Ces outils de recherche regroupent, dans des bases de données,
les noms, adresses et description des sites indexés. Pour effectuer
une recherche, il suffit soit de taper un mot clé, soit de consulter
les catégories proposées.
Apparaître dans ces indexations représente
donc une évidence, cet art de la présence est le référencement
2)
Les méthodes de référencement
Il
existe deux méthodes de référencement.
La méthode automatique consiste à utiliser l'un des nombreux
services de référencement (logiciels) qui permet l'inscription
de votre site auprès de centaines d'outils de recherche pour
un prix dérisoire.
Cette méthode est à proscrire car le fonctionnement de
ces logiciels est défaillant et vous risquez de vous retrouver à
très court terme interdit de toute indexation.
La méthode manuelle consiste à inscrire
votre adresse auprès de chacun des annuaires et moteurs de recherche
sélectionnés, d'une manière individuelle et spécifique,
en tenant compte de tous les paramètres qui pourront influer
sur le positionnement souhaité.
3) Les outils de recherche
Deux types d'outils
de recherche sont proposés.
a) Les annuaires
D'une part, il s'agit de l'annuaire
géré manuellement
par son concepteur et ses équipes qui visitent un à un
les sites qui leur sont soumis à l'indexation. Ils sélectionnent
ensuite d'une manière arbitraire les adresses qui méritent
de figurer dans leur base de donnés et celles qui vont en être
impitoyablement écartées. Ils considèrent comme
critères de sélection l'achèvement du site, son
professionnalisme, sa pertinence, son contenu et son aspect général.
L'inscription dans la base peut prendre entre un et quatre mois.
b) Les moteurs
D'autre part, le moteur de recherche
peut être
géré
automatiquement par un robot dont le travail consiste à parcourir
l'Internet en permanence à la recherche de nouvelles pages qu'il
suit de liens en liens et qui lui sont proposées à l'indexation.
Ces robots ont chacun leurs critères.
Certains utilisent les codes métas tags, à savoir des
balises inscrites dans le code HTML . D'autres utilisent le corps du
texte visible par les utilisateurs.
De plus, une fois l'indexation faite,
le positionnement bouge sans cesse. Il n'est pas rare d'apparaître en première
page sur un mot clé la première semaine et de se retrouver
perdu dans la masse et donc invisible, la deuxième. Il est donc
nécessaire de refaire l'indexation avec un contenu différent
et de suivre attentivement sa présence sur les moteurs.
Les critères de ces moteurs sont gardés
secrets et évoluent. On découvre ces critères
progressivement. Le site Altavista a changé récemment
sa base de données et ses critères, ce qui oblige à effectuer
de nouveau le travail sur ce moteur essentiel. Or il apparaît
de nouveaux outils de recherche chaque semaine.
4) Liens
Les liens échangés sur Internet en
réciprocité
avec des sites cousins ou complémentaires génèrent
jusqu'à 20 % du trafic, ce qui ne doit pas être négligé.
VII. MAINTENANCE
La phase de maintenance commence le jour du lancement
du site. Une transition sans heurt résultera d'une bonne planification
et d'une définition appropriée des attentes de l'équipe
de production et du public.
De nombreux sites n'ont plus du tout la même allure
quelques mois après leur lancement, et refuser d'assurer la
maintenance d'un site revient à jeter par la fenêtre l'argent
investi dans sa création.
La maintenance représente la vie de votre site.
Elle est nécessaire à la fidélisation du public.
Elle doit correspondre au fonctionnement de votre site, sachant que
pour une présentation d'activité, une maintenance minimale
est suffisante. Elle comprend les points suivants :
1) Le référencement
voir
précédent
2) Les nouveautés
La mise en place d'un
système de gestion de contenu
prévoyant l'insertion des médiums habituels du site peut
se révéler fort utile. La mise en place d'une gestion
par une base de données et du HTML dynamique sera inévitable
pour un renouvellement de contenu important et régulier.
3) L'évolution
Au-delà d'une gestion préétablie
des nouveautés, la prévision d'une nouvelle version du
site se pose, qu'elle inclut de nouvelles parties du site ou un partenariat
avec d'autres sites, une nouvelle base de données ou un serveur
commercial, un changement d'hébergeur ou la mise en place d'un
serveur. Il faut ensuite être à l'écoute des nouveautés
techniques.
Bibliographie :
David Siegel - Gestion de projet sur le
World Wide Web - Ed. S et SM
Sylvie Baesler - Ergonomie Internet - Ed. du CNRS
Jean-Pierre
F. Eskenazi - Référencement
- Ed. WEBEDITION
Dominique Herbrich - La Gestion des Risques liés
à lutilisation de lInternet et à la pratique
du Commerce Electronique - CHEA
Kaunismaa 2002
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Un remerciement à toutes celles et
tous ceux qui, de près ou de loin, ont encouragé la mise en oeuvre
de ce projet et auront à coeur d'en stimuler la mise à jour.
Qu'ils en soient ici remerciés. |